Les dates marquantes de l Histoire de la Martinique

15 JUIN 1502 CHRISTOPHE COLOMB DEBARQUE EN MARTINIQUE
 
Lors de son 4ème voyage vers les Indes, Christophe Colomb accoste, le 15 juin 1502 sur cette île qu’il baptise MARTINIQUE, et qui est habitée par les Indiens Caraïbes (population amérindienne originaire du Vénézuela ayant émigré sur l’ile vers la fin du IXème siècle) jusqu’à leur disparition à la suite de l’installation des européens en 1635. L’histoire avant 1635 est mal connue, mais les historiens s’accordent à dire que ces peuples vivaient pêche, de chasse et de cueillettes. Les Espagnols ont préféré se consacrer à la découverte d’iles plus grandes, laissant la Martinique à d’autres peuples européens, tels que les Anglais, Hollandais et Français.
 
Pour en savoir plus sur l’Histoire de la Martinique, vous pouvez visiter l’Eco Musée.
Pour vous y rendre en voiture de location, prenez la direction sud, en direction de la commune de Rivière Pilote, plus précisément de l’Anse Figuier. La plage abrite le musée depuis 1993 ; il retrace l’histoire de la Martinique au travers d’objets, maquettes, collections. Une grande partie du rez-de -chaussée évoque la vie de ses premiers occupants jusqu’au début de l’ère coloniale.
 
 
 
 
15 SEPTEMBRE 1635 : DEBUT DE LA COLONISATION et CULTURE DE LA CANNE A SUCRE
 
Le 15 septembre 1635 marque la prise de possession de la Martinique par Pierre Belain D’Esnambuc. Il y fait construire le Fort Saint Pierre, à l’origine de la ville du même nom. A sa mort son neveu et héritier, Jacques Dyel Du Parquet, rapatrie un grand nombre de colons, (officiers et aristocrates avides d’aventure mais aussi des engagés des quatre coins de France). L’île est alors administrée par la Compagnie des îles d’Amérique, (compagnie privée qui a reçu certains avantages fiscaux par le roi à charge de conquérir l’ile).L’objectif du roi et de son ministre Richelieu est avant tout d’approvisionner la France en sucre, denrée de luxe, achetée très cher aux pays musulmans.
L’île connait de nombreuses guerres entre les empires européens présents dans les Caraibes, amenant ainsi à l’élimination quasi-totale des Indiens Caraïbes.
La culture du tabac se développe ainsi que celle du café et du cacao, qui seront très vite supplantées par la culture de la canne à sucre, dont le secret et la fabrication furent introduits par les hollandais chassés du Brésil. Ces cultures demandent un nombre important de travailleurs et on voit l’émergence du commerce triangulaire et la traite des noirs. Colbert instaure légale la traite des noirs par décret officialisé en 1664. C’est le début de l’esclavage qui connaitra son apogée au cours du XVIIIème siècle.
Durant la Révolution Française, les nouvelles lois de la convention suscitent immédiatement la méfiance des colons qui décident, afin de se protéger du désastre économique qu’ils prévoient, de demander à l’Anglettere sa protection. La Martinique passe sous influence Britannique par le traité de Whitewall en février 1794.
 
Vous pourrez découvrir l’histoire de l’esclavage grâce à l’exposition permanente et aux photos bien documentées qui se trouvent au Château Dubuc. Pour s’y rendre, en voiture de location, se diriger dans la commune de Tartane, à la Presqu’île de la Caravelle, (sud-est). Vous pourrez également visiter une habitation du XVIIème siècle, en ruine, ayant appartenue à des planteurs de canne à sucre.
 
 
 
Le 25 mars 1802 la Martinique redevient française et la République de Napoléon est rétablie par la loi du 20 mai 1802. Elle connut cependant une 2ème occupation anglaise entre 1809 et 1814 pour devenir définitivement française par le Traité de Paris le 30 mai 1814.
 
Les descendants des premiers colons européens, nés sur l’île, seront plus tard appelés plus communément « békés ». C’est le plein essor d’une économie de plantation, monoculturale, la canne à sucre, base de la fabrication du rhum et l’apparition des grands domaines (habitations). Ce terme désigne un domaine agricole avec ses plantations, sa maison, ses bâtiments agricoles.
 
Vous pourrez vous rendre, en voiture de location, dans la commune du François, à la recherche de « l’Habitation Clément », celle-ci transformée en musée réunit aujourd’hui au cœur de ses champs de canne, le siège historique des rhums Clément. La maison de maître offre l’occasion de s’immerger dans la vie des planteurs de l’époque et d’y découvrir le mobilier et l’architecture.
 
 
 
 
22 MAI 1848 ABOLITION DE L’ESCLAVAGE
 
Le 27 avril 1848 Victor Schœlcher, sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies de la Seconde République, met fin à l'esclavage. Au même moment les esclaves martiniquais, impatients de jouir de la liberté qui leur avait été annoncée en même temps que la proclamation de république se révoltent et obtiennent l'abolition de l'esclavage par le gouverneur Louis Rostoland le 22 mai 1848 avant même l’arrivée du décret le 04 juin 1848.
En Martinique, le 22 mai est un jour férié.
Cette date marque aussi le début de l’affluence de nouveaux travailleurs des plantations : indiens (de Pondichery, Madras et Calcutta) mais aussi asiatiques, notamment chinois.
 
En voiture de location, prendre la direction de la commune Diamant, plus précisément à l’Anse Caffard, vous découvrirez le Mémorial Cap 110, édifié en 1998 à l’initiative de la ville à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, en hommage aux victimes du dernier naufrage d’un navire négrier de l’histoire de la Martinique, (15 bustes blancs, imposants, serrés formant un triangle, le visage affligé, scrutant la mer en direction de l’Afrique).
 
 
 
8 MAI 1902 ERUPTION DE LA MONTAGNE PELEE
 
L’éruption la plus meurtrière du XXème siècle a lieu le 08 mai 1902 à Saint-Pierre, capitale culturelle et économique de l’époque, dont le port accueillait de nombreux navires marchands internationaux pour exporter le sucre et le rhum fabriqués sur place.
A 7 h 50, ce jour, la Montagne Pelée (situé dans le nord), émet une énorme détonation et surprend tous ses habitants.
Une masse de poussière noire s’abat sur la ville et les aveugle, le souffle d’une incroyable puissance renverse les murs en pierre de la cathédrale, l’obscurité la plus complète enveloppe la rade. Les bateaux dans le port chavirent, retournés par les vagues dues au contrecoup de l’explosion. Le volcan en même temps déverse des torrents de feu, de vapeur, de boue brûlante et de gaz toxique. En quelques minutes cette catastrophe anéanti 30 000 personnes, asphyxiées et brûlées. Deux rescapés sont retrouvés:un prisonnier à l’abri dans sa cellule (Cyparis) et un cordonnier enfermé dans son échoppe.
 
 
En voiture de location, se rendre dans le nord-ouest de l’île dans la commune de Saint-Pierre. Dominée par le volcan, cette ville, ancienne capitale, s’est reconstruite mais n’a pas regagné le prestige qu’elle suscitait avant la date fatidique. Vous pourrez y découvrir les derniers vestiges, témoins de cette catastrophe terrible, en vous laissant entraîner dans le passé. Outre les rues et la baie, en remontant dans votre voiture de location, suivre la rue principale et sortir de la ville en vous dirigeant toujours vers le nord et en suivant la mer, un autre musée vous appelle, le Musée du Centre de Découvertes des Sciences et de la Terre. Il s’argumente d’expositions et d’animations dédiées aux volcans, à l ‘éruption du 08 mai, aux risques majeurs en Martinique.
 
 
 
 
19 MARS 1946, LA DEPARTEMENTALISATION,
 
Au lendemain de la 2èmeguerre mondiale, la situation de l’île est, à l’instar d’autres départements français, difficile voire misérable. On voit émerger la fédération communiste de la Martinique notamment avec l’élection du parti communiste à la mairie de Fort de France. Les principaux portes parole du PCF sont Aimé CESAIRE et Léopold BISSOL. Ils participeront pleinement à la départementalisation. Par la loi du 19 MARS 1946.La Martinique devient département français d’outre-mer.
Après une série de revendications et d’émeutes notamment suite à la Guerre d’Indépendance de l’Algérie, ou même d’attentats, la Martinique devient une région en 1982 avec la loi de décentralisation.
En 1996, la Martinique devient un département avec les mêmes droits et devoirs que ceux de la Métropole.
L'indépendantiste Alfred Marie-Jeanne, membre du Mouvement Indépendantiste Martiniquais fondé en 1978, est élu député en 1997 puis président du conseil régional de la Martinique l'année suivante.
Le Président du Conseil Régional de la Martinique est actuellement Serge Letchimy, membre du PPM Parti Progressiste Martiniquais.
Un nouveau statut de Collectivité Unique ( réunion des compétences du département et de la région ) devrait naitre en 2015.
 
Pour en connaitre plus sur l’histoire de Fort de France et notamment sur celle d’Aimé CESAIRE, prenez votre voiture de location, vous dirigez vous au cœur de Fort de France. IL existe de nombreux parking à proximité des rues piétonnes. Prenez le temps de visiter le marché, les rues bordées de magasins colorés, et rapprochez-vous de l’ancienne mairie, pour arriver à l’espace Muséal et Mémorial dédié à Aimé CESAIRE. CESAIRE est à la fois poète, homme politique respecté de tous. Il fût Maire de Fort de France de 1956 à 1976. En 2013 La Martinique a fêté le centenaire de sa naissance.
 
 

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